Témoignages : Employé.e.s

Partagez vous aussi vos expériences de la maternité et de la paternité sur votre lieu de travail. Ces témoignages peuvent aussi bien être positifs que négatifs !

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Saviez-vous ?

  • Un Belge sur trois pense que les femmes sont discriminées à l’embauche (Baromètre de l’émancipation d’Amazone, 2015).
  • Parmi les signalements liés au domaine du travail introduits à l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes en 2015, près de 4 cas sur 10 sont en lien avec la grossesse et la maternité. En 2015, la discrimination des femmes enceintes ou à leur retour de congé de maternité est principalement constatée à l’embauche (37%), à la fin de la relation de travail (24%) ou dans le cadre des conditions d’emploi et la rémunération (21%).
  • Les congés de maternité et de paternité en Belgique s’élèvent pour le moment à 15 semaines pour la mère et 10 jours pour le père. C’est peu en comparaison d’autres Etats européens comme la Finlande, où la mère a droit à 18 mois et le père à 9 semaines

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Les derniers témoignages

Naella Azhar – Entretien d’embauche

J’ai passé plus de 20 entretiens d’embauche, aucun n’a débouché sur un contrat de travail. En prenant du recul, je ne suis pas un cas isolé, c’est une triste réalité : une maman seule avec 2 enfants en bas âge, ça fait grosse tâche. C’est malheureusement ce que véhiculent aussi les intermédiaires du recrutement, je recrutais de la même manière.

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Maintenant, je suis victime de ce système et je suis motivée par le fait de repartir travailler mais je sais qu’être mère célibataire est un frein pour la carriériste que je suis. Un employeur a accepté ma situation, mais en contrepartie d’un salaire au rabais qui balayait 10 ans d’expérience, je n’ai pas accepté. La discrimination dans ce sens existe et comme les autres discriminations, elle reste impunie faute de preuves irréfutables.

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Delphine – Bien vécu !

Sur mon lieu de travail, je ne souffre d’aucune discrimination liée à ma maternité. J’ai pu adapter mon horaire pour être davantage auprès de mon enfant en fin de journée. Cela est peut-être dû (ou pas) au fait que mes supérieurs hiérarchiques sont des femmes d’âge mûr avec enfants.

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Claire Bonenfant – Merci l’évolution des mentalités et les nouvelles technologies !

Lorsque j’ai rejoint mon employeur il y a 8 ans, le mot « télétravail » était tabou et il n’y avait quasiment aucun parent dans mes collègues ! Heureusement la situation a bien changé et j’ai moi-même eu deux enfants tout en construisant une carrière.

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J’ai eu la chance d’avoir des managers qui comprennent mes priorités et mes obligations familiales.
Par exemple : quand l’un de mes enfants est malade, on me soutient et on ne me fait pas sentir coupable de rester auprès d’eux. Et pourtant, à une période, ça m’arrivait toutes les semaines!
Ensuite, les nouvelles technologies permettent d’organiser son temps de travail intelligemment. Mon entreprise a investi dans des applications et des systèmes grâce auxquels je peux travailler à distance et aux horaires qui me conviennent.
Grâce à ça, je me sens libre de partir plus tôt pour aller chercher mes enfants à l’école ou d’être présente pour une sortie scolaire etc.
Bien sûr, cela n’est pas simple tous les jours mais le support de mes collègues en plus de celui de ma famille facilite énormément le quotidien !

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Dominika – « Pas de contrat définitif pour cause de congés sociaux »

Mardi passé, mon enfant a subitement attrapé la varicelle avec beaucoup de fièvre.

J’ai appelé mon employeur pour demander un jour de congé social. La réaction a été extrêmement négative. C’était déjà la 4e fois en 3 mois que je prenais un congé social parce que je ne trouvais pas d’autre solution pour mon fils.

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J’ai aussi été interpelée à plusieurs reprises par la direction, qui me met sous pression pour que je ne prenne plus ce type de congé à l’avenir. En effet, je ne pourrai pas recevoir un contrat fixe dans ce cas….

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Catherine – « Après mon retour, tout avait changé. »

Mère de trois enfants, mon employeur a totalement changé depuis ma grossesse car j’étais la première à être écartée en tant qu’éducatrice par la médecine du travail. J’avais auparavant la responsabilité de gérer toute une école de devoirs. Après mon retour tout avait changé : mon bureau, mes responsabilités, etc. J’ai même été remplacée par deux mi temps.

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J’ai dû pleurer pour négocier un congé parental, très mal. Vu qu’il y a eu des problèmes de gestion lors de mon absence, j’ai dû refaire le boulot sur des données que je ne connaissais pas. Et maintenant, après la dernière grossesse, mon employeur m’a virée sous prétexte qu’il y a eu une restructuration pour engager à ma place deux mi-temps.

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Sébastien – « J’ai été choqué de n’avoir que quatre jours au lieu des dix. »

Mon témoignage ne concerne que mon congé de paternité suite à la naissance de mes gamins. J’ai été choqué de n’avoir que quatre jours au lieu des dix qui sont normalement une mesure nationale. On m’a dit que c’était parce que j’étais nommé. Et là, j’ai du mal à comprendre…surtout travaillant dans le secteur public.

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Jean – De beaux moments privilégiés

J’ai 45 ans, papa de trois filles, quatorze ans, onze ans et sept ans. Je travaille à temps plein. J’ai déjà bénéficié du congé parental pour deux de mes filles, pris sous la forme d’un 4/5e pour pouvoir m’occuper d’elles. De beaux moments privilégiés. Mon choix de vie est d’avoir un job qui me permet d’allier les deux.

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Julie Tedesco – « Le jour où j’ai réalisé qu’il y a effectivement des discriminations fortes : c’est quasi violent d’être une femme à notre époque »

A l’age de 30 ans, on a refusé de m’octroyer un poste dans le secteur de la finance car j’étais en âge d’avoir bientôt des enfants. C’est le recruteur ‘junior’ qui n’aurait jamais dû me dévoiler cette information, qui m’en a fait part, alors que mon profil convenait parfaitement au poste. Ce jour là, j’ai réalisé que oui, il y avait effectivement des discriminations fortes : c’est quasi violent d’être une femme à notre époque.

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Clara – Du confort pour jongler entre famille et travail

Mon experience étant très positive, je tenais à vous en faire part car cela existe aussi. 🙂 Je travaille dans un centre psycho medico social dans le milieu scolaire. Je suis psychologue. Je travaillais à temps plein quand je suis tombée enceinte. Je l’ai su très tôt et j’ai donc prévenu ma directrice directement afin de mettre en place les mesures d’écartement (je n’étais pas immunisée contre le sitomegalovirus et travaille avec de jeunes enfants).

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J’ai alors pu être écartée à mon domicile tout en préservant mon salaire étant donné que j’ai été nommée. Le confort était donc à son maximum ! Malheureusement cela fait trois ans que cet écartement ne se fait plus au domicile mais avec du travail administratif au bureau. Le contact avec les enfants n’est pas direct mais bien réel étant donné que des rendez-vous avec les enfants se font dans ce même bâtiment.

Ensuite à la naissance de ma fille, j’ai prolongé par un congé allaitement juste pendant cinq mois (malheureusement celui-ci étant une forme d’écartement, ce n’est plus possible non plus, ce qui est navrant quand on veut poursuivre l’allaitement exclusif à la demande pendant 6 mois). J’ai ensuite fait le choix d’un mi-temps, ce qui était tout à fait accepté : d’abord en congé parental mais je ne pouvais malheureusement pas le morceler comme il est possible de le faire dans les autres milieux professionnels. J’ai donc poursuivi après les vacances scolaires d’été avec une interruption de carrière à mi-temps qui me donnait droit à une toute petite allocation de 140 euros. Ceci, malgré la diminution importante de salaire, m’a donné énormément de confort pour jongler entre famille et travail. J’ai d’ailleurs fait le choix de garder ce mi-temps trois ans plus tard et je pense le garder encore longtemps. 🙂

J’ai également fait la demande de pauses d’allaitement ce dont j’ai pu profiter pendant la première année de ma fille. J’allais donc l’allaiter à la crèche qui se trouvait à trente minutes de marche pour l’aller et trente minutes pour le retour, sur mon temps de midi allongé d’une heure des deux pauses d’allaitement en les groupant toutes les deux à ce moment de la journée. Il n’a pas toujours été évident de faire comprendre qu’il n’était maintenant plus possible pour moi d’accepter des rendez-vous sur mon temps de midi mais progressivement ce fut bien accepté.

Ma fille a aujourd’hui trois ans, je suis toujours à mi-temps. Les écoles dans lesquelles je travaille ont intégré petit à petit mon horaire et je compense le fait que je ne suis donc plus disponible cinq jours sur cinq comme auparavant en me montrant très disponible durant mes jours de travail.

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Marie-Claire – Dans la fonction publique, interdiction du cumul mère et grande travailleuse

Je suis maman d’un petit garçon de dix-huit mois, actuellement enceinte de cinq mois et employée à temps plein dans la fonction publique. J’ai fait face, il y a peu, à de la discrimination en raison de mon rôle de mère de famille.

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En effet, souhaitant m’épanouir professionnellement (et pourquoi pas arrondir les fins de mois 😊), j’ai décroché un deuxième boulot après ma journée, à domicile (par internet) en tant qu’enseignante tutrice à raison de maximum 14h de prestation par semaine (en fonction du nombre d’apprenants inscrits aux cours) à répartir sur la semaine, à notre convenance. Je pensais donc exercer cette fonction en soirée et les week-ends.

Comme tout agent de l’Etat, je devais demander l’autorisation de cumuler cette fonction à la mienne (tout agent de l’Etat doit demander cela avant d’exercer une activité complémentaire, pour éviter qu’il y ait conflit d’intérêts ou nuisance à l’image d’agent de la fonction publique).

Sachant qu’il s’agissait d’une fonction dans un autre organisme public et qu’en plus le rôle d’enseignant n’a absolument aucun lien avec la fonction que j’exerce, j’ai introduit mon formulaire de demande à mon supérieur hiérarchique sans aucune appréhension, en pensant qu’il s’agirait d’une simple formalité… Erreur ! 😊

J’ai reçu une copie de l’avis écrit qu’il avait émis par rapport à cette demande auprès de notre Directeur Général : il y indique qu’il n’y a en effet aucun conflit d’intérêts possible… Mais qu’il émet néanmoins un avis défavorable car compte tenu de ma charge de famille et du fait que je travaille à temps plein, cela lui semble inopportun.

Je ne me suis à nouveau pas tracassée car je savais que légalement son avis ne pouvait porter que sur une incompatibilité entre ces deux fonctions et pas sur un jugement personnel.

Mais quelques jours plus tard, j’ai reçu un courriel du Directeur Général de cette administration (qui cumule plusieurs fonctions/mandats, comme beaucoup de hauts dirigeants de la fonction publique) : il m’informait qu’il ne pouvait pas s’opposer à ma demande… Mais que par contre, il exigeait que je prenne congé les jours où j’exercerais cette fonction accessoire. J’ai attiré son attention sur le fait que, comme indiqué sur le formulaire de demande de cumul, cette fonction serait exercée en soirée et les week-ends donc que je ne souhaitais pas prendre de jour de congé. J’ai reçu en retour un courriel précisant qu’il estimait que 14h, c’était beaucoup trop et que cela aurait un impact sur ma disponibilité pour mon métier principal vu mes autres obligations et que si je refusais de prendre congé, je devais réintroduire une nouvelle demande par laquelle je m’engagerais à ne travailler que les week-ends.

Comme cela ne changeait rien en pratique pour moi (puisque je suis soumise à des horaires de prestation classiques pour une administration et que je dispose donc librement de mes soirées), j’ai réintroduit une demande de cumul de fonctions en m’engageant à ne travailler que les week-ends sachant qu’évidemment ce ne serait pas exact. Mon conjoint étant indépendant, il travaille énormément et une fois les enfants au lit, cela occuperait mes longues soirées seule.

Mais en mon for intérieur, je suis face à un conflit de valeurs puisque j’aime être loyale et transparente or je suis forcée par écrit à mentir… Par des dirigeants masculins qui estiment qu’une mère de famille ne peut pas mener tout cela de front.

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Marc – « Des adaptations qui arrangent tout le monde »

Je suis cadre moyen dans une entreprise privée multinationale. Dans mon équipe d’une dizaine de personnes je suis le seul à avoir un enfant. J’ai pris un congé parental à 4/5e (pendant cinq mois, donc vraiment pas la mer à boire pour un employeur !) lorsque mon fils avait quatre ans. Lorsque j’ai fait ma demande on a tout fait pour m’en dissuader.

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On a cherché des arguments dans la loi pour reporter ma demande (et j’ai consenti à un report de six mois) et on m’a bien fait comprendre que cela aurait des conséquences sur ma carrière. De fait, alors que jusque-là j’avais d’excellentes évaluations, ma performance a vertigineusement chuté cette année-là. Avec des conséquences très importantes en termes financiers (bonus et augmentation salariale) et de carrière (plus de rotation interne possible et encore moins de promotion). Mes objectifs n’ont pas été adaptés pendant mon congé parental, malgré mes demandes.

Aujourd’hui, je suis séparé en garde alternée à 50% et mon employeur a bien voulu adapter mes horaires : une semaine de journées courtes quand j’ai mon fils, une semaine de journées longues quand je suis seul. C’est très appréciable et j’en suis reconnaissant à ma direction. En même temps, ils ont bien vu qu’ils y gagnent car les semaines où je ne suis pas papa je ne compte pas mes heures, et l’un dans l’autre je preste beaucoup plus d’heures que quand j’étais en couple.

Mon enfant va rentrer à l’école primaire, fatigué je voudrais prendre un nouveau congé parental pour souffler et recharger mes batteries, mais je n’ose pas faire la demande…

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Jacqueline – « Mais quand la société envisagera-t-elle une aide organisée et suffisante pour les enfants en bas âge ? »

Bien sûr que les gardiennes ne doivent pas travailler plus de dix heures par jour ! C’est normal ! Mais c’est quand même difficile pour un des parents de se trouver pile poil à 17h chez la gardienne pour récupérer le chérubin… J’imagine que les choses n’ont pas trop changé depuis 30 ans.

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Pour ma part (je précise tout de suite que je suis grand-mère), lorsque nous avions nos enfants, je suis restée à la maison (à charge !!) afin de permettre à l’ensemble de la famille d’avoir un rythme de vie plus calme. J’imagine que tout le monde ne peut pas se le permettre financièrement…

Mais je tiens à dire qu’apparemment dans ma commune, seul un tiers des demandes de garde d’enfants est satisfait. La crèche, qui organise les admissions et répartitions entre crèche ou gardiennes, ne peut pas proposer plus.

On parle de la journée de la femme. Mais quand la société envisagera-t-elle une aide organisée et suffisante pour les enfants en bas âge ?

Pour ne pas retomber dans les clichés (ou la réalité ?), je me contenterai de dire que c’est tout de même souvent la carrière des femmes qui en prend un coup (et donc la pension, tout du moins à condition qu’il y en ait encore dans 30 ans).

Pas grand chose d’autre à rajouter…

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Véronique – « J’aurais dû engager une femme stérile, comme ma consoeur ! »

Voici ce que j’ai entendu de la part de ma chef directe quand j’étais enceinte :
a) d’abord la question lors de l’entretien d’embauche : « Avez-vous l’intention d’avoir des enfants ? »

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b) à l’annonce de ma grossesse, voici ses réflexions :
(je précise que mon employeuse était une femme avocate qui se présentait aux élections communales en prônant la famille et les crèches !)
– j’aurais dû engager une femme stérile, comme ma consoeur !
– je ne veux pas savoir que vous êtes enceinte, je veux le même rendement sinon plus.
– pour moi le foetus, c’est comme une crevette, bêêêk…
– demande de changer une ampoule en montant sur une chaise.
– vous m’aviez pourtant dit que vous ne vouliez pas d’enfant.

Elle m’a obligée à travailler alors que j’étais en arrêt médical car à six mois j’étais à trois centimètres d’ouverture.

J’ai vécu un vrai enfer avec cette femme. Après mon congé de maternité, j’ai démissionné.

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Jade – « Ma grossesse m’a mise en situation de fragilité. Le fait que j’étais en période d’essai m’a été fatal… »

A peine engagée depuis trois mois,  je suis tombée enceinte à 42 ans. J’ai eu un décollement du placenta lors d’un déplacement pour le travail et suis revenue comme si de rien n’était car j’avais peur des conséquences de mon saignement pour mon travail. Aux urgences, ils m’ont imposé le repos sinon je risquais de perdre mon enfant.

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J’ai eu beaucoup de mal à m’arrêter d’un coup, j’ai continué à travailler de chez moi ayant mon ordinateur portable, lisant mes mails, faisant des traductions d’offres et relançant des prospects… J’ai bien dû admettre que je ne pouvais pas continuer.

Mon employeur a alors engagé une nouvelle consultante qui a donné sa démission et a commencé à travailler quelques semaines plus tard. Vu que j’avais été malade avant la naissance, je n’ai eu que deux mois de congé de maternité. Mon patron est venu me rendre visite chez moi, je croyais pour me féliciter, mais c’était pour m’annoncer que mon contrat prenait fin car ils allaient garder la consultante qui m’avait remplacée.

J’ai été voir le DRH avec mon couffin afin de négocier. Je n’oublierai jamais… Il faisait très chaud, j’étais très stressée, mon bébé de deux mois s’est mis à pleurer pendant l’entretien et j’ai du l’allaiter dans le bureau du DRH…
Je suis sortie de là ébranlée par ce que j’ai ressenti comme de l’injustice. Ma grossesse m’a mise en situation de fragilité. Le fait que j’étais en période d’essai m’a été fatal…

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Emma – « Je ne me suis jamais sentie totalement en droit, ni protégée dans mon statut de jeune maman travailleuse »

J’ai 29 ans. Je suis employée. J’ai eu mon premier enfant à 27 ans. Je travaille dans une petite équipe de sept personnes, dont le patron. Nous sommes quatre femmes pour trois hommes. Grande complicité féminine car trois femmes sur quatre sont mamans.

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Trois mois après mon engagement, on m’a avoué que majoritairement, c’était les candidatures féminines qui avaient été retenues, car les femmes sont supposées être plus soigneuses pour la fonction. En effet, une partie de mon boulot consistait à gérer un hébergement. Lorsque j’ai annoncé ma grossesse, le patron était surpris. Quand il a entendu la date de l’accouchement, il semblait soulagé : « Ca ne tombe pas trop mal ». Moi, je pensais tout bas : « De toute manière, c’est comme ça ».

Lors de la préparation au remplacement (congé de maternité), je n’ai reçu aucune directive. Il s’est complètement désintéressé de la problématique. C’était mon problème, c’est moi qui m’absentais. Il m’a octroyé deux demi journées de briefing avec la remplaçante. Il n’a cessé de me demander deux, voire trois fois les mêmes informations : « Tu t’absentes de quand à quand, pour combien de temps encore ? ».

Point positif (car il y en a au moins un) : mes absences pour les rendez-vous de suivi de grossesse ont toutes été assimilées à des heures de travail, comme le veut la législation, elles ne devaient donc pas être récupérées.

Une fois revenue, après 3 mois de congé de maternité, j’ai eu du mal avec le rythme effréné. Ma demande de congé parental (d’un temps plein, j’ai souhaité passer à 4/5e) a été acceptée car la structure était dans une période de disette financière. Le patron voyait cela en termes d’économies salariales et ne s’en cachait pas. Autant vous dire que ma charge de travail n’a pas diminué proportionnellement. Au final, dans les chiffres d’activités, mon absence (congé de maternité ou congé parental) ne s’est pas fait sentir. Moi par contre, financièrement, j’ai vu la différence, et je n’avais pas gagné en confort de vie. J’étais pressée comme un citron, quatre jours sur cinq.

J’ai souvent été témoin de reproches envers une de mes collègues, maman, absente qui, avec deux enfants, « n’est plus aussi disponible qu’avant ». C’est un fait, mais le dire dans son dos est indélicat. Entendre de la part de son patron : « Il entre quand à l’école ? » pour connaître le moment où nous serions potentiellement davantage disponibles est une forme étonnante d’intérêt.

Lors de ma première absence pour maladie de l’enfant, la Commission Paritaire dans laquelle je travaille ne reconnaît pas les jours d’absence pour maladie de l’enfant. C’est un congé sans solde. J’ai prévenu mon patron de mon absence et de mon manque de solution de garde (enfant écarté le matin même de la crèche). Mon directeur m’a suggéré de changer de mutuelle pour aller dans une mutuelle qui offrait le service de garde à domicile, pour être plus disponible pour le travail. Lui l’avait expérimenté dans le passé et, selon ses souvenirs (qui ont 14 ans), c’était très bien.

J’ai mal pris son avis/son conseil/son reproche sur mon organisation de ma vie privée. J’ai affirmé que c’était un choix des parents, que vu le jeune âge de mon enfant, je refusais de le faire garder par un inconnu (car en effet, il s’agit d’intérimaires dépêchés sur place, et sans aucune garantie que le lendemain, ce soit la même personne).

Mon enfant va avoir deux ans. J’ai encore du mal à imposer mon heure de départ au boulot, pour m’assurer d’être à l’heure à la crèche. Mon enfant y passe dix heures de sa journée et je culpabilise.

Bref, un témoignage bien subjectif d’une Maman qui a peut-être trop souvent mal pris les choses…mais qui ne s’est jamais sentie totalement en droit, ni protégée dans son statut de jeune maman travailleuse.

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Camille – « Je dois avouer que mon statut de maman ne m’a globalement pas semblé être un frein dans ma carrière professionnelle »

Je suis maman de deux enfants qui ont respectivement trois ans et cinq ans. Je travaille en tant que HR Business Partner dans une société familiale mais internationale. Je dois avouer que depuis l’annonce de ma grossesse jusqu’à ce jour les réactions de mon employeur ont plutôt été très favorables.

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Lors de ma première grossesse, je me suis vue dans l’obligation de rester alitée pendant un mois. Mon employeur m’a autorisée à faire du télétravail en me maintenant tous mes avantages. Ce qui a été pour moi un grand soulagement car je pouvais de la maison organiser le passage de flambeau vers la personne qui me remplacerait sans perdre un seul jour de mon congé maternité.

Lors de mon retour, jeune maman allaitante, ils ne m’ont jamais posé de problème pour que je prenne les pauses requises pour tirer mon lait. Cela ne m’a jamais été reproché et je n’ai jamais senti de récrimination à ce sujet…

Depuis lors, un deuxième est arrivé… Et, je dois avouer que mon statut de maman ne m’a globalement pas semblé être un frein dans ma carrière professionnelle.

Ils ont toujours fait preuve de beaucoup de flexibilité et de compréhension lors des multiples incidents de santé que l’on peut connaître pendant les premières années…

La seule expérience plus mitigée est liée au congé parental et à la difficulté de prendre son jour de 4/5e dans ce cas… Mais pour moi, cette difficulté est autant liée à moi qui adore mon travail qu’à mon employeur…

Dans cette culture d’entreprise, je viens d’engager une jeune femme qui avait peur de nous avouer son désir de faire un second enfant dans les douze mois à venir… Juste pour illustrer que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne sur cette problématique…

Et, que petit point noir à ce tableau que je ne veux pas non plus idéaliste, cela dépend également du manager et de sa façon propre de gérer les situations… Nous avons également des managers qui, en façade, acceptent la situation, mais ressentent les choses différemment au quotidien, surtout dans le cadre des congés parentaux…

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Julie – Deux préavis qui laissent un goût amer

Mon témoignage va dater de quelques années puisque j’ai accouché en 1984 et en 1987. Il faut dire que je travaillais dans un monde masculin, peu de femmes travaillaient dans la technique à l’époque. La première grossesse fut difficile, à huit mois bien tassés, je devais encore faire des dépannages avec tout le matériel. On s’amusait même à m’envoyer à un cinquième étage sans ascenseur. Mes collègues étaient des copains…venus manger chez moi à plusieurs reprises. Mais lors de la naissance, je n’ai vu absolument personne pendant 3 mois.

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La semaine avant de reprendre le boulot, j’ai un coup de téléphone du chef du personnel, me demandant si, comme avant, je voulais garder un après-midi libre toutes les deux semaines. Ce que j’ai accepté volontiers. Toutes les secrétaires qui avaient des enfants travaillaient à 4/5e. Mais le jour de la reprise, jour de mon anniversaire… La mort dans l’âme d’avoir mis mon enfant chez la gardienne… Je n’ai pas le temps d’aller dire bonjour que je suis appelée à la direction et que je me vois remettre mon C4 avec prise d’effet immédiate ! Pas affiliée à un syndicat, donc pas de défense.

Je retrouve du travail assez rapidement dans un jeune société dynamique. Après deux ans, je suis enceinte et tout semble se passer pour le mieux. Je dois former mon remplaçant car de toute façon j’aurai un autre poste en rentrant de congé de maternité (poste qui fut donné à quelqu’un d’autre entre-temps).
Normalement pendant ces trois mois je devais me faire opérer des yeux, mais la chirurgienne n’a pas voulu le faire à ce moment-là, trop de risques.
C’est donc un mois après la reprise du travail que je prends une semaine de congé pour cette opération. Le retour fut difficile, avec des vertiges surtout quand je roulais en ville. Je demande s’il est possible de ne pas travailler à Bruxelles mais bien comme auparavant en Wallonie. On m’a dit que j’exagérais…

La veille de Noël, dure journée : déplacement à Liège et Luxembourg, pour des dépannages qui pouvaient bien attendre…
Mais le plus dur fut le retour, trois mois avaient passé depuis la fin du congé de maternité, plus de protection. C’est ainsi que la veille de Noël, j’ai reçu mon préavis avec effet immédiat et que je me retrouvais sans voiture avec deux enfants en bas âge et un mari régulièrement à l’étranger.
La course, je ne vous dis pas !  Car le 6 janvier je retravaillais et avais racheté une voiture.

Même si je me suis débrouillée dans la vie, ces deux préavis m’ont laissé un goût amer. Et bien que nous voulions un troisième enfant, je n’ai plus eu l’envie d’être enceinte.

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Florence – « A aucun moment je n’ai eu l’impression que la maternité serait un frein pour mon évolution dans la structure »

J’ai accouché de mon premier enfant en 2015 ; je suis juriste dans un service public depuis plus de 8 ans. Lors de l’annonce de ma grossesse, les réactions ont été très positives. J’ai pu me rendre aux consultations médicales de suivi de grossesse sans problème ni remarque désobligeante.

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Vers la fin de la grossesse, ma charge de travail a été plus étroitement surveillée, on me demandait régulièrement si ça allait.
J’ai pris un congé parental de deux mois, j’ai donc été absente pendant 5 mois. Pendant mon absence, un poste de management intermédiaire s’est ouvert. J’avais avant mon départ manifesté mon intérêt pour la fonction. J’ai donc été tenue au courant de l’offre, comme j’en avais émis le souhait.

J’ai participé aux différentes épreuves ; lors des évaluations d’une journée qui étaient prévues en externe, j’avais informé mon employeur de mon souhait de pouvoir tirer mon lait toutes les 4h. Cette demande a été transmise à la société qui faisait passer les épreuves et tout a été fait pour que cela se passe bien. J’ai finalement été retenue pour le poste et à mon retour de congé, j’ai donc commencé la nouvelle fonction. Pendant quelques semaines, je tirais encore mon lait une fois en milieu de journée sans que cela ne pose de problème. Je pouvais utiliser le local d’infirmerie pour cela.

Mon expérience est donc très positive mais je sais que j’ai beaucoup de chance et que tous les employeurs ne sont pas prêts à autant d’aménagements et de bienveillance à l’égard de la grossesse. A aucun moment je n’ai eu l’impression que la maternité serait un frein pour mon évolution dans la structure, tout est fait pour permettre aux travailleurs de concilier la vie familiale et professionnelle. Même dans le poste de management que j’occupe depuis deux mois, je sens que les frontières entre ces deux pans de ma vie sont bien gardées.

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Isabelle – Une culpabilité de victime

Avant d’obtenir mon emploi actuel, j’ai réalisé plusieurs entretiens d’embauche en étant enceinte de 3 mois. J’étais personnellement très stressée d’être à la fois au chômage et enceinte. Beaucoup de mes proches doutaient de ma capacité à trouver un emploi enceinte. C’était assez décourageant. J’ai effectué un entretien d’embauche dans une association qui m’importait beaucoup en termes d’objet social, pour un contrat à temps plein et à durée indéterminée. L’entretien d’embauche a été un calvaire.

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J’ai commis l’erreur de parler de ma vie privée, du fait que ça avait été compliqué pendant les mois précédents, j’ai énoncé le fait que j’étais en couple… De là, le recruteur s’est exclamé qu’être en couple était déjà un mauvais point. Il m’a été demandé si j’étais enceinte. Il m’était impossible de mentir ; j’ai acquiescé. Le recruteur a dit « qu’il l’avait senti ». Durant le reste de l’entretien, beaucoup des questions qui ont suivi se sont focalisées sur ma disponibilité dans les mois futurs (« Combien de temps allais-je m’absenter ? ») ou sur ma disponibilité/flexibilité dans les horaires de travail (« Est-ce que vous pourrez laisser Monsieur tout seul en soirée ? »).

Après cet entretien, j’étais brisée, submergée par la dureté des propos, pleine de honte et de culpabilité par rapport à ma situation. J’ai eu un autre entretien quelques jours plus tard dans une autre association pour un contrat à durée déterminée cette fois. Je suis arrivée à l’entretien avec une toute autre stratégie : j’ai annoncé que j’étais enceinte au début de l’entretien, j’ai dit que je ne voulais pas leur faire perdre leur temps, que je savais que le contrat était à durée déterminée et que je ne pourrais l’honorer jusqu’au bout, mais que tout de même je tenais à me présenter. La réaction de cette association-là a été tout autre : elles étaient bouleversées de ce qui venait de m’arriver, l’une des employées était très ennuyée d’être informée de ma grossesse car cela changeait évidemment la donne, mais en même temps étant toutes des femmes (et des mères), elles ne pouvaient accepter l’idée de la discrimination à l’embauche pour cause de grossesse.

Par rapport au premier entretien, ma chance a été que j’étais et suis toujours entourée d’un réseau de femmes et d’associations féministes qui m’ont sensibilisée à la question de la discrimination et m’ont encouragée à ne pas me laisser faire. J’ai rapporté cet entretien à Actiris qui m’a renvoyée vers sa cellule « discrimination », elle-même m’a mise en contact avec l’Institut pour l’égalité qui a interpellé l’association concernée. Si j’avais dû suivre les remarques de mes proches, je me sentirais probablement encore coupable d’une situation dans laquelle j’étais en réalité victime.

Mes employeurs actuels m’ont engagée quand j’étais enceinte. Je ne l’ai pas dit à l’entretien… Mieux préparée, moins coupable. Au moment de l’annonce du choix de ma candidature, j’ai annoncé ma grossesse. Cela ne posait en réalité aucun problème car mon départ correspondait avec la fin du contrat de remplacement proposé. Ce n’est que par la suite que j’ai été prolongée à durée indéterminée. Néanmoins, je remarque que mes employeurs viennent d’engager une remplaçante et qu’elle est aussi enceinte. Je pense que la question de la vie privée ne fait vraiment pas partie de leur canevas d’entretien.

Bravo pour cette initiative, je pense que tant de femmes trouvent cela normal d’être discrimées à l’embauche parce qu’elles sont ou pourraient tomber enceinte. Ou se sentir tracassées pendant leur congé de maternité de perdre leur emploi ou d’être remplacée par un-e collègue de manière douce… Cela les amène à ne pas prolonger leur congé de maternité par de l’allaitement ou même à rendre visite à l’employeur pendant le congé pour le rassurer…

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Anne – « Ce qui vous préoccupe bien plus, c’est de savoir si j’ai les compétences requises pour ce poste, non ? Et je les ai. »

Je suis en dernier stade de recrutement pour le job de mes rêves. Il s’agit donc de passer l’épreuve CEO. Face à moi, 3 costards-cravates, des vieux briscards, ils me remettent un projet qui pèse lourd dans leurs finances, ça ne rigole pas. Avant l’entretien, je me prépare à toutes sortes de questions stratégiques, et bien sûr sexistes.

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Ce qui devait arriver arrive : à la fin de l’entretien, alors que tout a l’air « in the pocket », Big Boss me lance « Et vous avez des enfants ? »
Pendant 1/4 de seconde, ça tourne très vite dans ma caboche. Ce job, JE LE VEUX.
Je sais que :
– je dois rester calme
– je dois rester souriante
– je dois formuler une réponse à la fois intelligente et non agressive
Je réponds donc, tout sourire et regard planté dans ses yeux bleu acier : « Peu importe, je pense que ce qui vous préoccupe bien plus, c’est de savoir si j’ai les compétences requises pour ce poste, non ? Et je les ai. »
Il a rougi mais n’a rien répondu. J’ai décroché le job et, 3 ans après, il ne sait toujours pas si j’ai des enfants ou pas.

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Garance – Ma devise ? « Choisir c’est renoncer »

Avant de me battre concrètement et farouchement pour faciliter la parentalité au travail et donc également favoriser la parité (vous pourrez en savoir plus en cliquant ici) j’ai mené une carrière de 12 années en tant que cadre. Ma dernière évaluation annuelle (avant ma démission) a eu lieu 2 semaines avant mon départ en congé de maternité : Mon supérieur: « Je m’inquiète pour ton retour. »

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Moi : « C’est-à-dire ? Tu as peur que je ne revienne pas ? »
Lui : « Non non, j’ai peur que tu n’arrives pas à gérer les deux casquettes, celle de maman et de manager. »

L’ironie fait que mon conjoint avait à l’époque la même fonction que moi et le même manager. Il était donc dans la même situation que moi…et qu’on ne lui a jamais posé cette question…

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Marie – « Du positif et du négatif »

Expérience négative :
Remarques faites, par deux femmes en plus :
Mme Z. : « Je vois que vous êtes mère d’un bébé. Nous vous faisons remarquer qu’il s’agit ici d’un emploi à temps plein et non un temps partiel. »
Moi : « Oui, j’en suis consciente. Je désire travailler à temps plein. »
Mme Z. : « Mais vous avez un bébé. Nous insistons : ce n’est pas un travail à temps partiel. »
Et je n’ai donc pas été prise pour le job.

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Expérience positive :
Si la crèche appelait pour que j’aille chercher mon petit en urgence (ce qui est arrivé plus d’une fois surtout la première année de crèche), ma directrice disait toujours oui, que la santé des enfants, c’était la priorité absolue.

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Nele Smets – Etre engagée enceinte, c’est aussi possible !

Mon premier employeur m’a refait un contrat d’un an alors que mon CDD se terminait et que j’étais à 6-7 mois de grossesse (un an plus tard, mon contrat a été changé en CDI).

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Lorsque que j’étais enceinte de mon deuxième enfant, j’ai changé de boulot et ai été engagée à 8 mois de grossesse. J’y ai travaillé 3 semaines avant de partir en congé de maternité (j’y suis retournée ensuite et j’y suis toujours, 7 ans plus tard).

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Claude – La vulnérabilité du statut d’indépendante

Je suis et j’ai toujours été travailleuse indépendante, même lors de mes 2 grossesses. J’ai longtemps travaillé comme « fausse indépendante », c’est à dire avec des comptes à rendre à un patron mais sans aucune protection ni garantie en retour. C’est comme ça dans le milieu dans lequel j’évolue, je n’ai donc jamais eu trop le choix.

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Lors de ma seconde grossesse, j’ai levé un peu le pied et je travaillais moins assidûment. Mais c’était « convenu » avec mon patron de l’époque. Malheureusement ce rythme de travail m’a probablement porté préjudice car, j’ai été remplacée pendant mon congé de maternité.
Vers la fin de mon congé de maternité, on m’a dit qu’il y avait encore assez de travail pour moi mais plus de place dans les bureaux. Je pouvais continuer à bosser de chez moi. J’avais bien compris le message et j’ai quitté ce travail.
Je sais qu’en tant que salariée, cette mésaventure ne me serait pas arrivée. J’aurais été protégée.

Etre enceinte ou en congé de maternité n’est sûrement pas facile dans le monde du travail mais on est encore plus vulnérable quand on est indépendante.

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